wESh's Blog

Blog de JeF wESh, auteur de BD de l'île de la Réunion

28 novembre 2011

Musique Maestro !

Tout chaud, tout beau... mélange de cases et de notes, le collectif "Musiques Créoles" sera joué au salon de la BD de Saint-Denis le week-end prochain...tsoin-tsoin! Je suis au milieu de ces auteurs prestigieux avec une petite BD intitulée "La Rosée Tombée".

Dossier de presse ici : DossierPresse1  DossierPresse2  DossierPresse3

musiquescreoles

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24 juillet 2011

BD de la Réunion, mise à jour

J'avais listé ici, il y a quelques temps, les BD publiées à la Réunion, ou plus largement dont les auteurs ont un lien avec l'île. Il est temps de faire une mise à jour car la production est toujours active. On oubliera volontairement les éditions pathologiques mais sûrement rentables des Titeuf ou autre Asterix traduits en Kreol renyoné.


Les Editions du Centre du Monde ont réuni les anciens (pas forcément tous vieux cependant) auteurs du Cri du Margouillat pour un collectif culinaire : Marmites Créoles (et ici sur un réseau social).

   marmitescouv                        canard-vanille-p    


Fabrice Urbatro a sorti le deuxième tome de NefSetKat aux éditions Epsilon.

Couv_132528                     NefSetKat2_1 


Li-an, maintenant installé en métropole, est l'auteur de Boule de Suif, d'après Maupassant, et plus récemment de Gauguin.

82712_c                                 Couv_115036


 

Sur le wESh's Blog, là-même, a déjà été signalée la sortie du troisième tome de Commando Colonial, dessiné par Brüno (je suis fan) sur un scénar' d'Appollo. Le même Appollo a oeuvré, et bien oeuvré!, avec Stéphane Oiry (son blog) au dessin, d'abord pour Pauline (et les loups-garous) (une interview ici) puis Une vie sans Barjot, deux nouvelles preuves qu'on peut dire beaucoup de choses en BD...

 Pauline et les loups garous                       vissansbarjot


 

Est-il besoin de dire tout le bien que je pense de Tiburce et de son auteur Tehem? On avait déjà mis une bonne couche pour la sortie de Quartier Western (ici)... et donc on ne dira rien, pour ne pas froisser la modestie de son auteur, sur la sortie de Tiburce opus 5 aux jeunes Editions des Bulles dans l'Océan, éditeur Péi, associé pour l'occasion à Glénat. Mais on se délectera !

tiburce


 

The last but not the least, Hippolyte est le plus productif avec L'afrique de papa, sorti également aux éditions Des bulles dans l'Océan, de Brako et d'un livre pour enfant, Le chevalier au Grand Coeur écrit par Nathalie Meynet.

 AfriqueDePapaCouvBD    brako    Hippolyte-Brako-Extrait                chevalier


 


 

 J'ai bien dû en oublier deux ou trois que je ne connais pas et d'autres comics péi sont à venir... la production made in 974 est impressionnante !

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07 juillet 2011

La fin du Visible (4)

dernier strip de cette première (et dernière?) planche...

invisibles

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05 juillet 2011

La Fin du Visible (3)

Comment nos amis vont-ils s'y retrouver?...

invisible1

invisible2

invisible3

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04 juillet 2011

La fin du Visible (2)

Retrouvons John et Deborah qui sont vraiment dans une situation délicate...

invisible1

invisible2

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03 juillet 2011

La fin du visible (1)

La BD peut-elle se passer d'images? La réponse est oui ; une séquence de vignettes, même aniconiques, racontant une histoire répond malgré tout à la définition du 9ème art.

Est-ce recommandé de se passer d'images pour faire une BD? La réponse est non.

Donc j'assume mes paradoxes et voilà le premier strip de... "La fin du Visible".

invisible1La suite plus tard...

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15 décembre 2010

Bédéthèque idéale 6

Après Frederik Peeters et Brüno, restons sur la catégorie des auteurs européens nés vers 1970 ni en France ni en Belgique (en même temps on aura vite fait le tour)...

JASON : a bien fait de choisir un pseudo car son vrai nom est imprononçable. Cet auteur norvégien fait de la bd comme j'aime : avec très peu de texte. Son univers est particulier, ses personnages y flottent avec mélancolie. J'ai un gros faible pour "Hemingway" et "Attends...". Entretien à lire sur du9...jason_cal2

jasonattends  hemingway

jasonex1  jasonex4  jasonex3

Juanjo GUARNIDO : Beaucoup plus 'grand public', cet auteur espagnol signe la série blacksad. Remarquablement bien fait, lui aussi avec des personnage zoomorphes (mais plus 'Tex Avery'). Lecture agréable sur des scénario de polars assez classiques (qu'on doit à Juan Diaz Canales). Une interview des 2 auteurs ici.Blacksad_w

blacksad1_06  scene_blacksad_guarnido  blacksad_tome2_2  juanjo_guarnido_blacksad_3

Liste à jour de la Bédéthèque Idéale du wESh's Blog :

Andréas : Cyrrus, Le Triangle Rouge, Cromwell Stone

Frédéric Bézian : la trilogie Adam Sarlech, Ne Touchez A Rien

Alberto Breccia : Perramus, Mort Cinder, L'Eternaute

Brüno : Nemo, Inner City Blues, Commando Colonial

Crépax : Valentina et Baba Yaga, Valentina Assassine, Dr Jekill et Mister Hyde

Juanjo Guarnido : Blacksad (n'importe quel tome de la série)

Jason : Attends, Hemingway

Dave McKean : Arham Asylum, Cages

Frederik Peeters : Pilules Bleues, Le Chateau de Sable, Lupus

Bill Sienkiewicz : Elektra, Big Numbers

Art Spiegelman : Maus, A l'Ombre des Tours Mortes

Chris Ware : Jimmy Corrigan, Acme Novelty 16,17 & 18

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12 décembre 2010

Idée cadeau...

Réclame :

Madame, vous n'avez pas d'idée pour un joli cadeau de Noël pour votre mari ? Soyez certaine de lui faire plaisir et offrez 'La Dodo Lé Pa Là', la BD avec des morceaux de Réunion dedans.

Monsieur, il est toujours aussi délicat d'offrir à Madame un cadeau original? Offrez-lui 'La Dodo Lé Pa Là', la BD péi avec des tas de références amusantes et vous serez assuré de passer une soirée caline!

Chers parents, vos rejetons sont sytématiquement déçus par ce que leur amène le Père Noël? Soyez de bons parents et commandez pour eux 'La Dodo Lé Pa Là', la bd qu'en a.

LDLPLI   LDLPLIIcouv300   dodoIIIcouv

...ou une autre BD de la bédéthèque idéale du wESh's Blog à la limite.

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29 novembre 2010

Bédéthèque idéale 5

Je me rends compte qu'il faut baisser un peu la moyenne d'âge des auteurs présents dans la bédéthèque idéale du wESh's Blog... Le choix est vite fait car on a parlé de ces deux auteurs dans nos deux derniers articles.

Frederik Peeters : cet auteur suisse est un talentueux conteur au coup de pinceau sensible. Il écrit souvent ses propres scénarios (Lupus, Pilules bleues, Pachyderme) ou travaille avec des scénaristes connus ou pas dans le milieu de la bd (RG, Le Chateau de sable, Koma), dans tous les cas, c'est du tout bon.Pilules_Bleues_case

Pour respecter la règle, je sélectionnerai : Lupus et Le Chateau de Sable (et Onomatopée, mais vous ne le trouverez pas, et le mien est au coffre)

koma4                    lupus1                  pilules_bleues                       pachyderme                          RG1   

BRÜNO : lui aussi travaille seul ou accompagné ; lui aussi a un style bien à lui.

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Sa biblio est déjà bien remplie. J'ai un faible pour Nemo, Inner City Blues et Commando colonial mais Biotope ou Junk sont également à lire.

                

Inner_City_Blues_Integrale  Junk_tome_2    nemo

Liste à jour de la Bédéthèque Idéale du wESh's Blog :

Andréas : Cyrrus, Le Triangle Rouge, Cromwell Stone

Frédéric Bézian : la trilogie Adam Sarlech, Ne Touchez A Rien

Alberto Breccia : Perramus, Mort Cinder, L'Eternaute

Brüno : Nemo, Inner City Blues, Commando Colonial

Crépax : Valentina et Baba Yaga, Valentina Assassine, Dr Jekill et Mister Hyde

Dave McKean : Arham Asylum, Cages

Frederik Peeters : Pilules Bleues, Le Chateau de Sable, Lupus

Bill Sienkiewicz : Elektra, Big Numbers

Art Spiegelman : Maus, A l'Ombre des Tours Mortes

Chris Ware : Jimmy Corrigan, Acme Novelty 16,17 & 18

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21 novembre 2010

Le temps d'un sablier

Probablement une des meilleures BD de l'année, Le chateau de sable de Frédérik Peeters et Pierre-oscar Levy.chateausablecouv

Au dessin, Peeters est, comme toujours, magistral d'humanité et de sensibilité. Quant à l'histoire, imaginée au départ je crois pour un film, elle est littéralement extraordinaire et il n'est pas possible d'en dire plus sans saboter le plaisir du futur lecteur.

Inmanquable.

chateau_de_sable_image1                 ete_chateau_de_sable_image2                      chateausablecase

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16 novembre 2010

Commando Colonial 3

Joie et félicité car le troisième opus de Commando Colonial est paru ! d'abord parceque j'apprécie à chaque fois les très bons scénar' d'Appolo et ensuite parceque Brüno est vraiment un auteur qui mérite le détour; Son dessin et surtout son encrage ont un style bien à eux, mélant grâce et précision.CommandoColonial3couv

Dans ce troisième tome intitulé Fort Thélème, on retrouve les personnages principaux, des Forces Françaises Libres. Après Madagascar (dans Opération Ironclad) et l'île Europa (dans Le Loup Gris de la Désolation), nous voilà en Algérie française, plus exactement dans l'extrème sud de la colonie, en plein désert.

L'histoire est, une fois de plus, très originale et bien menée. On retrouve bien sûr avec plaisir le dessin inimité de Brüno ; les auteurs ont optés pour un découpage en 5 strips qui rompt un peu avec les deux premiers épisodes dont les planches sont plutot découpées en 4 strips (à l'exception d'une planche dans le T1 et de 4 planches dans le T2 qui expérimentaient déjà les 5 strips).

Le découpage majoritaire dans les tomes 1 et 2 :

commandocolonial1couv  commandocolonial1ex

commandocolonial2ex  commandocolonial2exc  CommandoColonial2couv

A comparer avec le découpage du dernier tome :

CommandoColonial3ex

Plus intéressant, la présence de quelques cases dont l'encrage se libère un peu; Je n'avais jamais vu encore dans les bd de Brüno (mais je peux me tromper) ces cases larcenetoïdes...

commandocolonial3pl36                                   commandocolonial3pl44a                                commandocolonial3pl44b

Je ne sais pas si Fort Thélème existe réellement dans le sahara algérien ou si c'est un clin d'oeil à Rabelais mais c'est à lire absolutely.

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11 novembre 2010

La Carte et le territoire

Ce n'est pas dans les habitudes du wESh's Blog de faire dans la critique littéraire. MAIS, pour une fois que j'ai lu un livre avant qu'il se voit décerné un prix, pour une fois que j'ai lu un livre de Houellebecq, pour une fois que le prix Goncourt est décerné à un auteur né à la Réunion, pour une fois on peut bien faire une exception.

Il s'agit donc du dernier "roman" de Houellebecq, 'La carte et le territoire'. la_carte_et_le_territoirela_carte_et_le_territoire2

L'auteur des Particules élémentaires nous propose là un ouvrage de 432 pages dont 422 sont consacrées au texte lui-même. 13.5 de large, 21.1 de haut, et 3 bon centimètres d’épaisseur. Sur la couverture cartonnée fine d’un blanc un peu cassé, 4 informations sont clairement affichées : En haut, réservant une bonne marge, le nom de l’auteur en lettres minuscules, capitales sagement en majuscules, est justifié à droite. La police utilisée est d’allure classique, s’approchant des polices «georgia» ou «romantic» de Windows. Une légère inclinaison italique et la couleur rouge sombre (129/20/17 en RVB) renforcent l’effet probablement recherché, que le nom de l’écrivain apparaisse nettement sans agresser. Juste en dessous, en caractères plus gros qui contraignent à utiliser deux lignes, le titre de l’ouvrage claque dans une couleur plus rouge (181/32/25 en RVB) et dans une police simple et efficace ressemblant à du «arial» : La carte et le territoire se place avec la même justification à droite que le nom de l’auteur.

En dessous, pareillement aligné sur la marge invisible droite de la couverture mais en beaucoup plus petit, l’indication roman ressemble à une timide affirmation : Sans majuscule, de même police et de même couleur que le nom de l’auteur avec cependant un espace inter-caractères au moins doublé. La discrétion et la simplicité souffrent pourtant d’un trait de soulignement d’un rouge plus franc (celui du titre). Il est évident que ce terme de «roman» ne fait pas partie du titre mais constitue une définition de l’ouvrage. La carte et le territoire serait donc un roman ; l’ensemble donne malgré tout l’impression que cette catégorisation pose problème ou qu’elle a été concédée par défaut, faute de mieux.

Tout en bas de la couverture, le nom de l’éditeur est sagement posé. « Flammarion » est indiqué dans une police de taille et de style intermédiaire entre celle du titre et celle de l’indication de roman, et de couleur tout à fait semblable aux lettres du nom de l’auteur.

Sur la quatrième de couverture, visible lorsque l’on retourne le livre – un geste souvent fait inconsciemment par le lecteur/acheteur en librairie- on retrouve dans les mêmes polices et couleurs, mais en plus petits, les noms de l’auteur et de l’ouvrage. La mention de l’éditeur est en tous points semblable à celle proposée sur la couverture. Exit l’inscription roman, mais l’information est redonnée en première et dernière phrase du résumé-teasing qui s’étale sur 5 paragraphes justifiés en colonne sur près des deux tiers droits de la largeur et au demeurant complètement nul.

A gauche de ce texte, sous le nom de l’auteur de La poursuite du bonheur, sa photo en noir et blanc : sur un fond contrasté, gris sombre à gauche et blanc à droite, la tête de l’auteur est étroitement cadrée fortement éclairée et donc contrastée à l’inverse du fond. L’expression de l’auteur des Particules élémentaires est peu avenante. En tout petits caractères, rangés verticalement le long d’un bord, on peut apprendre que cette photo fait partie de la collection de l’auteur (Portrait : coll. part. de l’auteur). Il est donc fort à parier que l’image donnée par cette photographie résulte d’un choix délibéré.

On trouve en outre sur ce quatrième de couverture, l’indication du prix France (22€, en réalité probablement le prix France Métropolitaine), le numéro ISBN et le code barre qui ne présentent aucun caractère singulier.

Les dos de couverture sont vierges ainsi que la première feuille de garde. Sur la troisième page, uniquement le titre du roman et on retrouve ensuite classiquement une page dédiée à la liste des ouvrages produits par l’auteur de Interventions et l’adresse de son site internet, www.michelhouellebecq.com. En face, le titre est une 3ème fois indiqué, ce coup-ci avec les noms de l’auteur et de l’éditeur, l’ensemble étant centré et utilisant la police de caractères qui sera utilisée pour tout le texte.

La dernière double page avant le début de La carte et le territoire portent discrètement à gauche la mention de copyright et le numéro ISBN et en exergue à doite une citation de Charles d’Orléans. Charles d'Orléans, né à Paris le 24 novembre 1394 et mort à Amboise le 5 janvier 1465, duc d'Orléans, est un prince français, connu surtout pour son œuvre poétique réalisée lors de sa longue captivité anglaise. Il est le fils de Louis Ier, duc d'Orléans, frère du roi de France Charles VI, et de Valentine Visconti fille du duc de Milan. En lutte contre les Bourguignons, il est fait prisonnier en 1415 à la bataille d'Azincourt. Reclus durant vingt-cinq ans en Angleterre, car il ne se trouve plus personne pour payer sa rançon, il a tout le loisir de se consacrer à la poésie. Finalement libéré, il épouse Marie de Clèves, fille du duc de Bourgogne, rapprochant ainsi les Armagnacs et les Bourguignons, et récupère en 1447 son comté d'Asti en Italie. Retiré dans son château de Blois, il s'entoure de poètes tels François Villon, instaurant des concours poétiques. Ses poèmes composés en captivité sont réunis en un volume sans cesse augmenté par la suite. Ils comprennent des ballades, des complaintes, des chansons et des rondeaux (' Le Rondeau du printemps') écrits en français, anglais et latin sur des thèmes comme la douleur de la captivité, le regret de la patrie (' La Complainte de France') et de l'être aimé, le passage du temps, la vieillesse et la mort... Dans le registre amoureux, Charles d'Orléans renouvelle la tradition courtoise médiévale. Empreinte de réalisme et de sincérité car nourrie de ses propres expériences douloureuses, sa poésie annonce celle de la Renaissance du point de vue de la forme.

Les 422 pages suivantes, numérotées dans l’ordre, présentent le texte joliment imprimé sur un maximum de 32 lignes et sagement justifié, réservant ainsi des marges de plus de 2 cm.

Après l’épilogue qui clôt le roman, une feuille vierge nous offre deux pages pour souffler.

Les remerciements sont placés après et sont dirigés vers des personnes ayant donné des précisions sur le monde de la police à l’auteur de La carte et le territoire. Ce dernier en profite pour signaler qu’il se documente assez peu, probablement par provocation.

En dernière page, on apprend que Meta-systems a été chargé de la mise en page. Fondée il y a une quinzaine d'années dans l'Oise, ce n'est qu'il y a un an et demi que Pixellance Meta-Systems est arrivée à Roubaix. Avec ce déménagement a coïncidé une inflexion dans son activité. Autrefois spécialisée dans la vente de systèmes de mise en page et le développement de certains outils informatiques dédiés à cette activité, la PME de trois salariés consacre désormais davantage de temps à la composition de livres. En clair, l'opération qui consiste, à partir d'un texte brut, à l'ordonnancer de la manière la plus harmonieuse (et selon les contraintes typographiques de chaque éditeur) pour que la lecture soit la plus facile, une fois au format du livre papier. Pour y parvenir, Pixellence Meta-Systems donne à « digérer » le texte à ses logiciels qui vont harmoniser le tout pour aboutir à un ouvrage définitif. Au bout du compte, du moment où ils sont bien paramétrés. les outils informatiques utilisés et développés par l'entreprise lui permettent de réaliser 80 % de la mise en page. Les 20 % restants, « c'est l'oeil et l'intelligence humaine », quand la relecture et la décision du typographe s'imposent. L'enjeu, « c'est de réduire les coûts et les temps de fabrication ».

Au centre de cette dernière page et en lettres capitales, la mention de l’imprimerie ajoute à la précision de l’ensemble et pousse l’exigence jusqu’à nous indiquer le type de rotative utilisée : Rotopage. Un des avantages des Rotopage est leur mise en route avec seulement 200 exemplaires. Le calage de la totalité d'un ouvrage est fait en une demi-heure. Tout y est produit en ligne avec quatre personnes : une bobine à l'entrée et les livres sortent brochés dos carré collé, mis en paquet sous film thermorétractable, dans tous les formats possibles, du poche au 21x29,7. On comprend dès lors pourquoi l’imprimerie Floch a fait cet investissement.

Joseph Floc’h, né le 1er octobre 1891 à Taulé dans le Finistère, est le fils de Jean-François Floc’h. Il prend la succession de l’imprimerie Charles Collin à Mayenne le 1er septembre 1921. En 1922, il s’associe avec son frère Jean Floc’h, et l’entreprise prend un nouveau départ. Il y avait à cette époque environ 150 ouvriers, en majorité des femmes : « il fallait une certaine dextérité pour manier les lettres en plomb, brocher, coudre les pages à la main ».

Vers 1925, l’imprimerie fait l’acquisition d’un matériel de composition plus performant : les monotypes qui permettaient de composer par lignes entières, grâce aux lettres mobiles.

Il monte en 1937 l’Imprimerie de la Manutention à Mayenne, et lance l’époque de l’offset (l’imprimerie fut la première avec l’imprimerie Oberthür de Rennes). L’endroit choisi correspondait à l’endroit où le 130è régiment d’infanterie, basé à Mayenne venait s’approvisionner.

En 2009, l’imprimerie Floch s'agrandit. Sur un terrain de cinq hectares, voisin de ses locaux, elle a bâti un bâtiment de 5000 m², destiné au stockage du papier vierge. Un besoin engendré notamment par la nouvelle rotative, capable de produire 7000 livres à l'heure.

L'imprimerie Floch (12,2 millions d'euros de chiffre d'affaires, 160 salariés) travaille jour et nuit pour imprimer le « Goncourt ».

Pour finir, en bas de la dernière page, numéro d’édition, numéro d’impression , date de dépôt légal et la mention « Imprimé en France » sont probablement importantes, sinon réglementaires, mais leur lecture est barbante. Contrairement au livre qui se lit avec beaucoup de plaisir intelligent et parfois même de délectation.

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08 novembre 2010

Bédéthèque idéale 4

Suite de la bédéthèque idéale du wESh's Blog. Restons outre-atlantique avec deux monstres de la BD :

Chris Ware : Il est probablement à la bande dessinée de la fin du XXème- début du XXIème siècle ce qu'Hergé a été 50 ans plus tôt. Cet auteur n'est pas inventif mais révolutionnaire. Il a su digérer tout ce qui avait été fait avant lui, s'affranchir des codes inspirés du cinéma pour touver une narration séquentielle incroyablement neuve. Génial, mais les lecteurs les moins bédéphiles peuvent avoir du mal avec certaines de ses oeuvres. Sa biblio est fort riche. Citons Jimmy Corrigan et dans la même série, Acme Novelty, les numéros 16 à 18.

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NB : le wESh's Blog a consacré un article de sa série "Cases mémorables" à une case de Jimmy Corrigan. C'est bon ça.

Art Spiegelman : Ce n'est pas innocent bien sûr, de placer ces deux auteurs dans le même article : ils se connaissent et Spiegelman a fait beaucoup pour le début de carrière de Ware. Art Spiegelman doit sa place dans les rayons de la bédéthèque idéale pour son immense Maus, une bd sur la shoah et sur beaucoup plus que ça. Je citerais également A l'ombre des tours mortes, un réflexion très new-yorkaise sur le 11 septembre (2001, pas 1973).

ALombreDesToursMortes  toursmortes1                                Mauscouv   mauss4

NB : Lui aussi a eu droit a un article made in wESh's Blog dans la rubrique "Cases mémorables". Hum c'est bon.

Liste à jour de la Bédéthèque Idéale du wESh's Blog :

Andréas : Cyrrus, Le Triangle Rouge, Cromwell Stone

Frédéric Bézian : la trilogie Adam Sarlech, Ne Touchez A Rien

Alberto Breccia : Perramus, Mort Cinder, L'Eternaute

Crépax : Valentina et Baba Yaga, Valentina Assassine, Dr Jekill et Mister Hyde

Dave McKean : Arham Asylum, Cages

Bill Sienkiewicz : Elektra, Big Numbers

Art Spiegelman : Maus, A l'Ombre des Tours Mortes

Chris Ware : Jimmy Corrigan, Acme Novelty 16,17 & 18

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07 novembre 2010

Rayon Vert

Bien sûr il existe d'autres images de rayon vert, plus belles et plus nettes. Mais là c'est moi qui l'ai pris en photo depuis la plage de Saint Pierre. Le rayon vert est un phénomène optique qui peut se produire au lever ou au coucher du soleil. Voir ici pour toutes les explications scientifiques.

rayonvert1  rayonvert2

On connaît les grandes vertus que lui prêtait Jules Verne. En BD, Le Rayon vert est l'album, paru en 1987, qui a révélé Frédéric Boilet.

 

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06 novembre 2010

Andreas' Reader

une petite planche hommage à Andréas. La lecture de ses albums est toujours jubilatoire ; il invente, cherche, découvre un système de narration parsemé de signes.

Souvent difficile à lire, exigeant vis à vis de ses lecteurs, Andréas n'a pas le public d'un Bilal ou d'un Guarnido. L'éditeur de sa série 'Capricorne', Le Lombard, voudrait en arrêter la publication. Triste. A mon sens, un éditeur de renom devrait savoir identifier le talent hors-norme de certains auteurs, leur nécessité absolue dans l'essence de la BD. Et faire fi des considérations commerciales et mercantiles.

Voir, au sujet des difficultés que rencontrent les auteurs de bd en ce moment, le blog de Vehlmann.

andreasreader

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02 novembre 2010

Case Mémorable : Panique au bout du fil

Les lecteurs de Fluide Glacial connaissent forcément Daniel Goossens, un des auteurs de BD les plus drôles (pour moi c'est même le plus drôle de tous). Son coup de pinceau et ses histoires à l'humour absurde le rendent reconnaissable entre tous. Sa maîtrise du langage BD est également exemplaire... J'avais en mémoire une histoire lue dans Fluide et qui m'avait beaucoup fait rire, chose rare quand je lis une BD.

Notamment une case m'était restée en mémoire :

boutdufil4case6

On l'a dit dans les précédents articles de notre rubrique "Cases Mémorables", pour accéder à ce statut, une vignette doit avoir des qualités propres mais la séquence narrative qui la prépare et qui la suit doit elle-aussi être remarquable. C'est bien sûr le cas avec le très talentueux Goossens :

La case elle-même est admirablement bien construite : en premier plan, le tas de terre qui défigure le terrain de tennis avec la pelle dont le manche oriente le regard comme une flèche. Le regard est dirigé ainsi depuis la cabine téléphonique et les deux bulles de dialogue. Le dessin répond ainsi au texte.

"Est-ce que ça se voit ?". Le lecteur a la réponse en image et bien sûr, c'est la surprise, le décalage qui est à l'origine de l'humour. Alan Moore tente d'expliquer dans "Writing for Comics" le mécanisme : "There is a brief moment of surprise as our brain is ticked from one logic system to another without warning, and in response a gland secretes e certain chemical which produces a sort of involuntary muscular and nervous spasm, and we laugh".

Cette construction (le sujet, le dialogue et l'illustration-réponse à la question) est cantonnée sur le tiers gauche de l'image. Bien sûr ce n'est pas gratuit. Ca crée un "silence", une pause ; comme si on restait bouche bée devant la bêtise de Louis. Plus magistral encore, une bulle invisible, formée entre les arbres vient illustrer le silence consterné du lecteur. Une petite feuille morte, comme trois point de suspension, au milieu. Je ne connais pas d'autres exemples de telles "bulles" qui contiennent la parole du lecteur et je ne sais si c'est tout à fait volontaire de la part de l'auteur. En tous cas, le lecteur est bien le troisième protagonisme de l'histoire à partir de cette case, puisqu'il en sait plus que Georges : Nous voyons Georges consterné (à juste titre) et nous le sommes encore plus puisque nous voyons le résultat dramatique de l'action.

La séquence de cette courte histoire en 6 planches est tout aussi bien maîtrisée.

Le lecteur est conduit doucement dans le monde de l'absurde; d'abord parceque Louis ne se présente pas quand il appelle Georges au téléphone : quiproquos et répliques savoureuses. Ensuite quand on apprend qu'il jouait au tennis, ce qui correspond peu à l'idée que l'on se fait du personnage; Enfin, quand on découvre petit à petit l'ampleur dramatique (ment drôle) de la situation.

planches 1, 2, 4 et 6 : boutdufil1  boutdufil2  boutdufil4 boutdufil6 

Cette progression est mise en scène par un système de tressage. Le tressage, tel que décrit par Thierry Groensteen, est un merveilleux mécanisme de la BD ; il s'appuie sur le fait qu'une vignette n'est pas en relation uniquement avec celle qui la précède ou celle qui la suit, mais avec toutes celles du multicadre (strip, planches, récit en plusieurs pages). Le tressage "consiste en une structuration additionnelle et remarquable qui, tenant compte du découpage et de la mise en page, définit des séries à l'intérieur d'une trame séquentielle" (in Système de la bande dessinée).

Dans l'histoire qui nous occupe, voici les cases tressées :

boutdufilzoom

Et l'on voit la place de notre case mémorable dans ce travelling arrière parsemé dans le réseau que forme ces six planches. Du grand art!

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23 octobre 2010

Bédéthèque idéale 3

Comment, déjà le n°3 de la Bédéthèque Idéale du wESh's Blog et pas encore d'auteurs anglo-saxons?? Suite des auteurs inmanquables et de toutes les bd qu'on devrait avoir (lues) (Le début ici et ici) :

Dave McKean : quelle claque à la toute fin des années 80 quand Arkham Asylum arrive dans les librairies spécialisées import comics... c'est vraiment nouveau. Ha? on peut faire ça aussi en BD? L'auteur anglais n'a produit ensuite que du bon. Son chef d'oeuvre : Cages. Si j'étais définitif et impétueux, je dirais que c'est la meilleure BD de tous les temps -ah mince, je l'ai dit. Ici, une  interview de McKean concernant ces deux bd.

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    cages3  cages1 mckeanCages2 cages

Bill Sienkiewicz : lui aussi a amené un nouveau souffle aux comics et à la bande dessinée en générale. Un concentré de talents. J'ai un faible pour son Elektra, à lire et à relire. La série Big Numbers, sur un scénarion du grand Alan Moore, aurait pû être un chef d'oeuvre ; malheureusement interrompue... ne cherchez pas, elle est introuvable (mes exemplaires sont au coffre). quelques planches ici.

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Liste à jour de la Bédéthèque Idéale du wESh's Blog :

Andréas : Cyrrus, Le Triangle Rouge, Cromwell Stone

Frédéric Bézian : la trilogie Adam Sarlech, Ne Touchez A Rien

Alberto Breccia : Perramus, Mort Cinder, L'Eternaute

Crépax : Valentina et Baba Yaga, Valentina Assassine, Dr Jekill et Mister Hyde

Dave McKean : Arham Asylum, Cages

Bill Sienkiewicz : Elektra, Big Numbers

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21 octobre 2010

Mots et Images, suite...

Le wESh's Blog ne recule devant rien. Après mon petit commentaire sur le rapport entre les mots et les images dans la BD, voir "Magritte, bédéphile...", quelques exemples puisés dans les différents tomes de La Dodo Lé Pa Là.

Ma préférence va, de loin, aux planches sans texte ou avec le moins de texte possible ; le dessin doit pouvoir trouver son autonomie. Les trois tomes sont ainsi truffés de pages et de cases muettes.

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Mais le recours aux mots était bien sûr souvent nécessaire pour narrer les déboires de Félicien Margouille. A chaque fois, le texte est choisi pour être le plus court possible, pour éviter une logorrhée désagréable. Ensuite, une attention particulière est portée sur l'utilisation des récitatifs, des bulles, et du flux.

Le flux, le cheminement du regard du lecteur, est en partie lié à la disposition des textes. Il faut une synergie dans la mise en page entre vignettes et textes... quoi de plus désagréable de se perdre dans les dialogues?

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Les récitatifs sont limités, intégrés à la vignette ou placés en dehors, dans la continuité du blanc de la marge. Idem pour les bulles, soit en entier comprises dans la vignette, soit rejoignent l'espace inter-iconique et/ou la marge en fusionnant leur contour avec le cadre vignettal ; à la manière d'une endo- ou exocytose! L'utilisation de la continuité d'espace entre la marge et certaines zones de textes permet d'aérer la mise en page et facilite la circulation du lecteur, son entrée dans l'histoire. Et en images :

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Différentes utilisations des phylactères plusieurs fois rencontrées dans la Dodo Lé Pa Là :

Assurer la continuité d'action ou de dialogue d'une case à l'autre :

DLPLIr12c Ce n'est quà la troisième vignette de ce stip qu'on identifie l'orateur. Comme nous l'avions vu dans un des articles de la série "Case mémorables", c'est une des caractéristique essentielle de la bande dessinée : une case peut devenir compréhensible grace aux cases précédentes, mais aussi -et c'est génial, non? - par la lecture de cases suivantes plus ou moins éloignées.

La bulle peut aussi devenir flèche pour montrer ou se situent l'action et les personnages, comme ici dans ce plan d'ensemble :

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Quand la bulle devient cadre, quand le cadre devient bulle : l'objectif est ici de faciliter en permanence le passage des mots aux images et réciproquement (merci Magritte).

DLPLIr22cLe dialogue est d'abord hors-cadre, puis la bulle entre dans la vignette, puis la bulle devient vignette, le cadre de celle-ci disparaissant, puis la bulle deviens une vraie bulle autonome (non liée au cadre) dans le dessin... fou.

DLPLIr23cLe second cadre est une bulle qui contient une bulle du troisième cadre... incroyable.

Quelques autres exemples : texte sorti du cadre en fin de page pour ménager le suspense et effectuer une transition, une bulle qui vient de la page suivante (suspense encore!) et variation des effets pour indiquer une voix menaçante qui coupe un dialogue...

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Posté par wwwESh à 08:57 - La Dodo lé Pa Là - Commentaires [4] - Permalien [#]

11 octobre 2010

Bédéthèque idéale 2

Suite des auteurs inmanquables et de toutes les bd qu'on devrait avoir (lues) (Le début ici) :

Andréas (sur twitter) : les lecteurs assidus du Wesh's Blog savent que je suis fan absolu. Pour le découpage, l'inventivité, le graphisme, les histoires qu'on peut lire et relire sans se lasser. Difficile de choisir dans le nombre conséquent d'albums d'Andréas ! mais bien obligé, c'est la règle. Alors on dira : Le Triangle Rouge, Cyrrus, Cromwell Stone (trilogie de one-shots...)

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Crepax : Contrairement à Andréas, cet auteur est italien et mort. Mais il a fait preuve également d'une grande maîtrise du découpage et de la mise en page. A ne pas mettre sous tous les yeux (public adulte uniquement). Alors que Manara fait des dessins de femmes érotiques, Crepax a fait des dessins érotiques de femmes; Sublime maîtrise du trait et du noir et blanc. J'adore; Pour citer 3 albums : Valentina et baba Yaga, Valentina Assassine, Docteur Jekill et Mister Hyde.

docteurjekylletcouv   Valentinaassassinecouv   valentinaetbabayagacouv  emmanuelle  guido_crepax_valentina_02  jekill    valentina1    crepax

A ce propos en guise de post-scriptim et puisque Charles Masson nous a fait précédemment l'honneur d'un commentaire , une anecdote. La couverture d'une de ses bd, Bonne Santé , m'a toujours fait penser à celle de La Loi de la pesanteur de Guido Crepax. Et effectivement il y a quelque chose, non? ...

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Posté par wwwESh à 20:10 - Bédéthèque idéale - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 octobre 2010

Magritte, bédéphile...

De passage à Bruxelles, j'ai notamment visité le musée Magritte. Bien m'en a pris, puisqu'entre autres surprises sur ce peintre que je connaissais finalement assez mal, j'ai (re)découvert sa démonstration "Les mots et les images". Cadeau! :

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Le sujet du rapport entre les mots et les images dans la bande dessinée est, sinon central, capital. Bien sûr certaines BD n'ont aucun texte, mais on peut tout de même considérer que l'association d'images et de mots constitue une des caractéristiques du médium. Ces BD sans texte sont d'ailleurs dites "muettes"... ce qui montre la puissance de l'écrit, de ces dialogues, voix off ou onomatopées que l'on lit mais surtout que l'on entend! voir la démonstration de Scott Mccloud "Vous entendez ce que je dis?":

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Tiens?!? encore Magritte... !

Je vous renvoie d'ailleurs à ses bouquins pour l'analyse assez complète qu'il fait des différentes inter-relations entre MOTS et IMAGES dans la bande dessinée. Leur vie commune au sein des cases a une longue histoire et il reste à inventer dans ce domaine (au sujet de l'évolution du texte dans la bd voir "Lire la Bande Dessinée" de Benoit Peeters, ch.4 : "lisible, visible".)

La réflexion de Magritte nous en dit déjà très long sur le sujet. Pour aller plus loin, ce lien, encore cadeau.

Posté par wwwESh à 17:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]
 
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